de la capitale a la Selva

Récits de voyage > journal de voyage
Pérou - de Lima a Yurimaguas
de Laurent, le 21-07-2007

de la capitale a la Selva

De Lima a Yurimaguas.
Nous sommes donc en route pour le nord-est du pays avec en ligne de mire, comme un objectif farfelu, Iquitos ! La seule ville accessible uniquement par voie fluviale et aérienne.
 Voici le récit des 7 premiers jours de route : depuis Lima jusqu'à Yurimaguas  ou  « de la capitale a la porte de la Selva (jungle)».
Nous sommes passe par Chiclayo le long de la cote puis avons mis le cap sur Chachapoyas, petit détour pour aller voir les ruines de Kuelap, et enfin en passant par Tarapoto nous sommes arrives a Yurimaguas.

 

Lundi - Chiclayo.
Nous avons donc laissé derrière nous Lima, l’estomac bien remplit. Le bus doit nous amener jusqu'à Chiclayo. Nous arrivons vers 7h30. Direction l’hôtel, puis le centre d’information après avoir cherché quelque chose à se mettre sous la dent. A notre grande déception le musée de Sipan est ferme le Lundi (unique jour de fermeture de la semaine). Nous reportons la visite a demain et profitons du soleil pour lire et nous reposer un peu sur la place.
Chiclayo semble une ville agréable, se donnant des aires de prospérité. Le rythme de la vie est un peu perturbe en ce moment par les grèves des professeurs défilant calmement dans les rues principales.

 

Mardi - visite du musée de Sipan, Chiclayo.
En route pour le Musée de Sipan situe dans la ville voisine, à une dizaine de kilomètres. Le musée est dédié a la découverte, dans les années 1980, de nombreuses tombes. Celles-ci datent de la période des Moches (qui sont plutôt beaux garçons, dit-on), avant le règne des Incas. Il s’agit d’une des découvertes les plus importantes de ces dernières décennies. Le musée présente les pièces les plus importantes découvertes essentiellement dans la tombe du Seigneur de Sipan. Celui-ci fut enterre en compagnie de ces 3 femmes, d’un enfant, 2 hommes, 2 lamas, un chien, un gardien, un veilleur et un paquet de frites (chercher l’erreur). En tout cas, ça fait du monde, et beaucoup de sacrifices !
Il s’agit de magnifique parure en or, bronze, perles,…enfin la mise en scène est impressionnante et les objets incroyables. Nous n’avons pas été autorise à prendre des photos a l’intérieur du musée, c’est pourquoi les photos jointes viennent du net.

Apres ce bain de culture, nous retournons dans le centre ville et attendons tranquillement le bus de nuit qui va nous conduire à Chachapoyas.


 Mercredi - visite des ruines de Kuelap, Chachapoyas.
Record battu, nous arrivons à 5h00 du matin. De nouveau, je ne fus pas tranquille et ne dormit pas beaucoup. Nous essayons de mettre un peu de l’ordre dans nos projets du jour, assis sur la place, avec le soleil qui se lève. Pas grand monde dans le coin. On se trouve un hôtel et un moyen de transport pour monter jusqu’aux ruines de Kuelap, qui dit-on non rien a envier au site du Maccu Pichu (je crois qu’il s’agit aussi un peu d’un coup de pub pour la région pas très fréquentée par les touristes). Nous pourrons rentrer ce soir et des lors continuer des demain notre route vers Tarapoto.
Le minibus japonais qui doit nous emmener aux ruines, en compagnie de 10 autres touristes, file sur la piste. D’abord le long d’une rivière, la route ne tarde pas à s’élever et commence à sinuer. Elle peut bien car le site se trouve à plus de 3000m d’altitude. Nous faisons face à des décors somptueux de montagnes verdoyantes. La route étroite borde des précipices vertigineux mais le conducteur est prudent, et la vue, magnifique. Apres 3h00 de route, nous arrivons au site. Il s’agit d’une ancienne forteresse pré-inca, servant de bastion de défense à une grande communauté Chachapoyas. Ils ont donnes du fil à retordre aux envahisseurs et on le comprend. Le village est en ruine mais on peut s’imaginer le monde qui devait grouiller entre les maisons rondes en pierre et les chemins serpentant. Le tout relevé par une vue a 360 degré a coupe le souffle. Une petite anecdote sympa est l’emplacement ingénieux de la porte d’entrée principale : elle se situe a l’endroit le plus étroit du site, si bien que si les envahisseurs, dans leur élan guerrier, ne s’arrêtaient pas a temps après avoir réussi a franchir la porte, ils se retrouvaient quelques 1000m plus bas… ! Pour notre part, notre guide nous avait mis au courant… (Merci !).
Nous sommes rentre juste au couche du soleil et n’avons pas trainé a aller nous coucher, ayant une nuit de sommeil à rattraper.

 

Jeudi - en route pour Tarapoto.
Départ vers Pedro Ruiz en taxi collectifs. De la nous devrions attraper un bus venant de Chiclayo et rallier Tarapoto (Chachapoyas ayant constitue une sorte de détour sur notre route).
La piste est somptueuse. Au creux de la vallée, elle est dominée par des flants de collines exposants leurs strates, comme une tranche de gâteau. Elle se tortille, se faufile parfois sous l’immense versant, s’engouffrant alors dans une sorte de tunnel creuse dans la roche (un peu comme dans les gorges du Tarn). C’est à se demander comment le bus qui nous a amené la nuit dernier a fait pour passer.
Je médite un peu sur l’échelle humaine…

 

A 10h30, nous sommes à Pedro Ruiz, ville carrefour. Notre bus devrait passer vers 12h30.
15h30, nous montons dans le bus (…). La route est encore une fois magnifique, nous sommes dans un paysage de jungle d’altitude. Somptueux !
Tarapoto, il est 22h30, il fait nuit.

 

Vendredi - Tarapoto.
Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse d’un bar surplombant une valle verdoyante et luxuriante. Waouh. Un terrain de foot, quelques maisons en bois et toiture en feuilles. Nous y sommes ! Nous essayons de graver ce moment dans notre tête.  Le tout rafraichit par un délicieux jus d’oranges frais.
Nous avons décide de ne pas trainer ici, préférant consacre notre temps a la région d’Iquitos. Les collectivos (= taxi collectif de 4 personnes, on n’est quand même pas en Afrique !), ne partent que pour la nuit, la route étant en travaux. Et encore un trajet de nuit à mettre a notre actif. Pff !
Les premiers collectivos devraient quitter Tarapoto pour Yurimaguas vers 18h00, nous a-t-on dit !
20h30, c’est parti ! Il fait nuit. Dommage car la route semblait superbe, en pleine foret tropicale, sur une piste de terre. Nous croisons de nombreux semi-remorques. Devons nous arrêter, parfois reculer le long du précipice, pour permettre aux camions de manœuvrer. Certains virages sont si forts, qu’ils doivent parfois si reprendre a plusieurs reprises. Heureusement il fait nuit, pas de vertiges aujourd’hui. Surréaliste, le chargement des camions dans une carrière au beau milieu de la jungle, a la lumière d’une lampe de chantier.
23h30, nous arrivons. Notre réservation n’a pas été prise en compte. Pour la première fois que nous nous donnions la peine de réserver a l’avance, ca nous apprendra !

Samedi - Yurimaguas.
Yurimaguas parait très agréable. Nous nous promenons sur le bord du fleuve, parcourant un agréable chemin entre les maisons sur pilotis.
Avec Pucallpa, il s’agit de l’unique ville qui permette de rallier Iquitos par voie fluviale.

Nous allons voir à quoi ressemble le bateau qui doit démarrer demain.  Le trajet est pris en charge par la compagnie fluviale Edouardo qui possède une flotte de 7 bateaux, permettant un départ théorique par jour en direction d’Iquitos et vice versa. En réalité, le départ du bateau est conditionne par la vitesse du chargement de celui-ci. Des dizaines de camions sont stationnes devant le bateau et ce, dans un désordre chaotique ! Le dernier arrive, imposant aux « dockers » de porter sur plus de 100m les marchandises de toutes sortes : bananes vertes, manioc, oignons, œufs, farine, glace,…sans compter les poulets et les vaches. C’est magnifique !


 Dimanche - sur le fleuve vers Iquitos.
Levés à 5h00, nous nous dirigeons vers le port, le bateau devant démarrer vers 6h00.
Nous montons a bord avec Peter, un Irlandais rencontrer a Tarapoto, nous ferons route ensemble. On installe nos hamacs sur le pont supérieur. Le chargement semblait se terminer jusqu’a l’arrivée d’un dernier camion… !
Le jour se lève, dévoilant le paysage somptueux du port de fortune avec ses hommes, mains-d’œuvre sous payer, portant sur leur dos plus de 100kg de vivre, la rosée du matin et le rio lisse comme l’eau d’un bain. Le silence du matin est entrecoupe par les vrombissements du moteur répondant au capitaine qui redresse la barre, les ordres donnes pour que le travail avance et les coqs émergeants de leur sommeil.
Le trajet s’annonce incroyable.

 

Nous voici donc parti pour une traversée de 2 jours et 2 nuits vers Iquitos. Nous avons décidés que nous nous arrêterons en chemin pour visiter la réserve de Pacaya-Samiria qui semble être l’endroit idéal pour prendre un vrai bain de jungle !

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
07/11/2007 : Dernier récits de voyage
20/10/2007 : Dernier repos
01/10/2007 : De Tupiza a Buenos Aires
26/09/2007 : De Sucre a Tupiza
13/09/2007 : 300 jours
13/09/2007 : De Cusco a Potosi
20/08/2007 : Cusco et la vallée sacrée
19/08/2007 : D'Iquitos à Arequipa
16/08/2007 : Tout va bien!
27/07/2007 : toujours en route pour Iquitos
15/07/2007 : Lima avec des limeños
14/07/2007 : Pas de geant
09/07/2007 : San Pedro de Atacama et environs
05/07/2007 : en route pour le Chili
04/07/2007 : au Nord Ouest de l'Argentine


Autres liens :

Tags
de la capitale a la Selva - de Lima a Yurimaguas - Pérou -