| Après une bonne semaine à Diego, nous voici repartis. Direction : Nosy Be. Cette île est paraît il magnifique mais plutôt touristique, on va allez voir ce que cela veut dire… On nous signale qu’un taxi brousse quitte Diego à 4h du matin, et qu’il va directement jusqu’à Ambanja, ce qui nous permet d’être à Nosy Be vers midi. Mais on est crevé, et l’idée de nous lever si tôt ne nous tente pas. Nous décidons d’aller tranquillement à la gare des taxis et de voir sur place. Après de longues discussions, nous nous installons dans un taxi, en espérant qu’il ne mette pas 1000 ans à se remplir, car nous sommes les premiers, un autre véhicule vient de partir… Après à peine une heure on démarre, seulement on repart vers la ville… Hein, euh, on va où là ??? Ben chercher d’éventuels passagers tiens ! Il y a encore de la place, non ? Entre les gens, sur leurs genoux,… il y a toujours moyen de trouver ! Alors on tourne dans la ville, à la recherche de gens qui se diraient « ben tiens, j’irais bien à Ambanja moi ce matin ! ». Ben vous savez quoi ? On n’a trouvé personne ! Donc non seulement on a perdu une bonne heure, mais en plus il a usé du carburant pour rien… Enfin, on ne s’étonne plus de rien ici… Notre premier taxi brousse est censé aller jusqu’à Ambanja, « c’est un direct » nous a-t-on dit. Après 4h, nous arrivons à Ambilobe, il est 13h. Il semble que l’on fasse une pause, le chauffeur descend. Après 10 minutes, un autre chauffeur monte et démarre. Mais lui aussi se remet à faire des tours dans la ville, car des gens descendent ici et donc il y a 2 places libres ! Un peu lassés de ce cirque, on descend du taxi avant qu’il ne reparte pour un tour. De toute façons, ils nous signaleront quand on repartira pour de bon. En plein soleil, on attend que le premier chauffeur ait fini de remplir son bide, puisqu’il s’agissait en fait de çà : Monsieur avait faim !!! Au lieu de nous le dire, nom di … On aurait pu manger aussi, nous, au lieu de croire qu’on allait partir d’une minute à l’autre. Soit…. Soyons cools. Enfin arrivés à notre première destination, nous sautons dans un autre taxi collectif pour arriver au port d’Ankify où nous prendrons le bateau. La route est superbe, la bagnole aussi pourrie que celles du Sénégal. On a par contre de la chance au port, on part très vite. Du bateau, on voit les îles qui entourent Nosy Be… Les petits hôtels au bord de l’eau, les forêts épaisses,… On se réjouit d’arriver ! Notre point de chute là-bas sera Madirokely. Sur place on trouve un petit hôtel très sympa, le Senga. Madirokely est une plage où les malagaches aiment venir le dimanche après-midi, pour se baigner, mais surtout faire la fête.  Musique, brochettes, alcool,… Ils profitent de leur week end. Le lendemain, on a prévu de louer un scooter pour se balader plus dans le nord. Un petit sac avec nos maillots, la crème solaire, et de l’eau, et nous voilà partis pour la journée. Plus on avance, plus les plages sont désertes et les hôtels rares. Le végétation est assez présente, la route en bon état. La plage tout au nord, la dernière (la route s’arrête), est à tomber raide… Personne, l’eau transparente, on s’installe les pieds dans l’eau.  Midi passé, nos estomacs réclament. Pas grand-chose comme restos évidemment. On trouve une gargote malgache, où on nous sert du crabe en sauce. Je ne vous raconte pas le festin…  La journée se passe, et on se dit qu’on reviendrait bien dormir par ici, c’est plus calme et plus beau qu’où on s’est installé. On décide donc qu’on reviendra passer notre dernière nuit à Andilana, car demain on a prévu une ballade sur les îles Nosy Komba et Tanikely. Le matin même, nous trouvons un bateau pour y aller. Nous ne restons pas longtemps sur la première, nous passons la journée sur Tanikely : un paradis sur terre… A peine arrivés dans l’eau, masque, tuba et palmes embarqués, nous apercevons au fond une tortue de mer… Nous la suivons, nageons près d’elle, c’est incroyable tellement c’est majestueux. Le fond est très beau aussi, on a vu des étoiles de mer bleu pétant, d’énormes oursins noirs, des poissons de toutes les couleurs, des coraux,… De quoi passer sa journée la tête dans l’eau ! A midi, on nous sert un repas de roi : poisson grillé, crabe en sauce, riz coco, salade de légumes, brochettes de crevettes… Appâtés par les odeurs, les lémuriens sauvages s’approchent dans les arbres autour de nous. Rapidement, il sont une dizaine, aussi craquants les uns que les autres… On leur donne des bananes, mais ils n’osent pas trop s’approcher. C’est génial. Ensuite, promenade digestive : on grimpe au point haut de l’île, en haut du phare. De là, le spectacle est magique…  Les deux derniers jours sur l’île, nous les passons sur un scooter, à sillonner l’ouest de nosy be. Petit arrêt dans le village où l’on produit le rhum. On trouve un type qui en vend, ce qui n’est pas évident (merci Thierry pour l’info !). On s’installe chez lui, on goûte, on achète, on discute de tout et de rien. On passe le reste du temps à changer de plage, se baigner, se baigner, se baigner,… dans les eaux transparentes… Pour notre dernier repas, on trouve un petit resto gastronomique avec vue terrible.  Ravis et le ventre bien rempli, nous clôturons notre escapade à Nosy Be, pas plus touristique qu’ailleurs à Madagascar finalement, en tout cas un tourisme qui s’apparente plus aux plages de Bretagne qu’à celles de Saint Tropez ! De retour à Tana, nous flânons dans la ville. Nous faisons nos dernières emplettes au marché du Coum où l’on retrouve tout l’artisanat du pays en quelques m². Voilà, notre voyage à Madagascar se termine ici. Ce pays est vraiment à part, on sent vraiment qu’on n’est ni en Afrique, ni en Asie, qu’on ne peut le rattacher à rien. On est sur une terre particulière, unique. Nous espérons revenir un jour pour découvrir tout ce qu’on n’a pas eu l’occasion de voir, c’est-à-dire plein de choses ! Au revoir, Mada, et peut-être à une autre fois, inch’allah… |