Salut à tous ! Cela fait un bail qu’on ne vous a plus rien raconté…. La dernière fois nous étions à Tuléar, nous revenions d’Anakao où nous avions passé une semaine sur la plage. Nous avons ensuite pris la route pour remonter à Ambalavao, petite ville d’où nous pouvions organiser notre ballade dans le parc national de l’Andringitra. Cette « ville » nous a beaucoup plu… Les gens y sont adorables, l’endroit est vraiment joli, l’ambiance est tranquille (on se croirait dans un village), le marché du mercredi immense et animé,… On y serait bien encore resté ! Ce qui nous a surpris là-bas, c’est que personne ne nous a abordé pour nous proposer ses services de guide… En effet, dans toutes les autres villes, dès qu’on pointe son nez dehors, les gens viennent nous trouver pour nous proposer des ballades, des locations de voiture, des visites,… et ici, alors que nous étions à la recherche de quelqu’un pour nous emmener au parc, personne !!! Nous sommes allés dans un hôtel voir après un guide, qui nous a expliqué vaguement les possibilités de randonnées, sans aucune envie apparente de nous vendre son truc, incroyable ! En face de cet hôtel, une petite maisonnette affichait « JB trekking » : personne dedans pendant 2 jours !!! Nous commencions à nous demander si on rêvait… Finalement, nous rencontrons le fameux « JB », Jean-Baptiste, qui était en fait parti former sa nouvelle équipe dans le parc. Motivé (enfin un !), il nous propose un circuit de 3 jours dans le parc, combiné avec la vallée du Tsaranoro. Après de nombreuses explications, nous décidons de partir le lendemain pour ces 3 jours. C’est Emile qui nous accompagne, « Mi ». En voiture pour le gîte de Namoly (notre point de départ), 2h de route sur la piste privée de l’Angap. De là la randonnée commence, aujourd’hui 600m de dénivelé à monter… J’adore… Ceci dit la journée est courte (5h de marche), et le petit camp où nous dormons très sympa. Une petite construction en pierre nous abrite du vent pour souper, nos guides préparent notre repas : thé à la citronnelle, rhum « planteur » (gingembre rapé, jus d’orange), cacahuètes, soupe de légumes, brochette de zébu marinées, salade de tomates, et bananes chaudes… On se demande quand ça va s’arrêter ! Nous passons la nuit sous la tente, et nous éveillons le lendemain en même temps que le soleil, car cette 2ème journée va être longue……. En effet ! Cette journée de 9h de marche sera terrible ! Les paysages splendides comme la veille, mais 2 descentes de la mort qui tue ! 2h30 en tout d’énormes « marches d’escalier », 1000m de dénivelé à descendre… Ensuite, lorsqu’on se trouve enfin dans la vallée, il faudra encore marcher 3 heures pour rejoindre l’autre camp… Pour des gens sportifs, cela ne pose peut-être pas de problème, mais nous… on était sur les genoux ! Ceci dit, cela valait le coup, c’était magnifique ! Le lendemain nous devons rejoindre le village plus important de la vallée où nous trouverons un taxi brousse pour nous ramener à Ambalavao. Courage… plus que 4 heures de marche ! Enfin arrivés, nous grimpons dans le véhicule, où ils vont entasser pas moins de 25 personnes… Le soucis est que si la police nous contrôle, ça ne va pas le faire… 14 personnes sont autorisées, pas 25… Du coup, on fait quelques arrêts sur la route, un mec descend, court en avant pour regarder au loin s’il y a un barrage de flics. On arrête aussi les véhicules qui viennent dans l’autre sens pour savoir s’ils en ont croisé… A un moment donné, alerte ! 11 personnes doivent descendre du taxi avant de passer le barrage, et nous rejoindre à pied 2 kms plus loin !!! Heureux de ne pas faire partie du lot (nos pieds en feu…), nous avançons allégés. Dommage, c’était une fausse alerte ! Les gens remontent à bord ! Mais plus loin le même scénario recommence… Cette fois, le chauffeur décide que les 11 personnes de trop (c’est lui qui leur a vendu les places, mais bon…) n’ont qu’à descendre et monter dans un autre taxi arrêté sur le bord de la route… Nous voici donc repartis, le chauffeur l’esprit tranquille, jusqu’à Ambalavao… Le lendemain nous redémarrons pour Fianarantsoa, d’où nous comptons prendre le train vers Manakara. Cette ligne, la seule de Mada, est assez fréquentée. Elle relie les hautes terres à la côte est, et permet ainsi d’acheminer les récoltes des villages situés le long de la ligne, qui sont sans cela enclavés. Pas mal de touristes prennent ce train, car les paysages sont magnifiques. On traverse d’épaisses forêts, on s’arrête 14 fois (à ce qu’on nous a dit !), c’est toute une ambiance ! Les villages où l’on s’arrête se résument parfois à 2 cabanons, parfois c’est une foule de gens qui nous attendent ! A ces stops, on nous propose des tas de choses à manger : des fruits (bananes, goyaves, pommes-cannelle, oranges, mandarines,…), mais aussi des beignets de bananes, des sambos, des préparations à la banane dans des feuilles, des boissons fraîches, et même des écrevisses ! Pas besoin de sortir du train pour se régaler : les gens, souvent des enfants, portent sur leurs têtes des plats remplis de leur marchandise, et les achats se font par les fenêtres. Ceci dit, vu la chaleur, c’est aussi l’occasion de sortir prendre l’air ! A l’intérieur du train, c’est l’ambiance, chacun y va de son commentaire sur ce qu’il vient d’avaler ! Le trajet durera environ 9 heures, au bout lesquelles nous arrivons à Manakara. Le lendemain, après un délicieux repas « A la guinguette », nous passons l’après-midi sur le « canal des pangalanes », qui ne débute en fait que bien plus loin, mais bon, ils l’appellent ainsi aussi. Sympathique ballade en pirogue avec notre guide Jean Marie, petite pause dans un village de pêcheurs où les enfants se bousculent pour être pris en photo, ou jouent à saute mouton au dessus des bébés palmiers ! Le retour pour Tana par taxi brousse va nous prendre beaucoup de temps, et par le plus grand des hasards, un vol est possible samedi, alors qu’il y a un avion tous les 15 jours depuis Manakara… Nous décidons donc de le prendre. Nous voilà donc partis dans un minuscule avion : 8 passagers… Nous ne faisons que passer à Tana, et reprenons un vol pour Diego Suarez dès le lendemain, ville où nous sommes en ce moment. Ici la ville est sympa, située dans une énorme baie qui est paraît il comparée à celle de Rio. Cette baie est en effet splendide, mais on ne la voit pratiquement de nulle part depuis la ville ! Et pas de possibilité non plus de se baigner… En quête des choses à voir dans le coin, nous croisons 2 belges, Thierry et Valérie, qui envisagent d’aller voir les tsingys rouges et les « 3 baies » en louant une voiture. Nous nous joignons à eux, et nous perdons à pieds en voulant couper à travers les dunes… du coup : 2heures de marche à monter et descendre ces foutues dunes à la recherche de notre voiture ! Nous nous sommes aussi rendus à Ramena, petit village de la baie, à 18 kms. De là nous sommes partis en bateau sur la mer d’Emeraude… Un vrai paradis sur terre… Mer aussi émeraude que son nom, plages de sable blanc, poissons colorés, corail,… sans oublier le repas de midi : poisson grillé (du perroquet !), riz, concombres, et bananes grillées… Ce qui n’a rien gâché à notre plaisir ! Voilà, demain nous partons vers Nosy-Be, île un peu plus touristique apparemment, mais surtout paradisiaque ! Nous vous embrassons tous bien fort, et pensons spécialement à Cat et Oli qui s’envolent demain pour la Guadeloupe ! A bientôt ! |