| Bon, tout d’abord, je tiens à remercier la compagnie nationale d’électricité Malgach, qui a décidé de procéder à un « délestage » d’électricité, comme on dit ici. Et ce, juste au moment où j’allais envoyé mon texte rondement tapé et tout fini. Ai tout perdu. Ainsi, je me remets à l’ouvrage (5 jours plus tard), à peine écoeuré, et m’excuse dés à présent si mon texte est un peu moins bien écrit. C'est désireux de retrouver un peu de soleil que nous nous étions décidés à rouler vite vers la côte ouest. Ce qu'on appelle même ici « le sud » et plus loin « le grand sud » avec toutes les connotations qu'on peut sous entendre. Ainsi, nous avons été heureux de sentir notre peau mordue par les rayons du soleil de fin de journée et ce, dès nos premiers pas à Tuléar. Mais Tuléar n'est pas très intéressante. Son intérêt réside dans sa position, dernière ville avant les pistes fatigantes du sud. Relais stratégique, transit obligatoire. La ville est calme, pas trop fréquentée. Un autre intérêt majeur de la ville nous a été bien souligné par un "vazha" (= étranger, souvent Français bien sûr): "la plus grande beauté de l'île c'est CA!" dit-il en empoignant une jeunette au sourire niais. On a compris! Nous partons de bonne heure pour profiter de la marée haute à Tuléar et ne pas faire 1 kilomètre dans la vase. La pirogue à moteur de "Rastaman" (et oui!) nous emmène sur une mère douce comme un étang vers Anakao. Nous avons donc décidé de nous diriger vers les plages calmes du sud, espérant aussi y trouver un point de départ pour un périple dans le sud. Bien que nous estimions nos chances de départ vers Fort Dauphin à une sur deux. Inch'allah. Après une navigation calme de 2h30, nous débarquons véritablement chez Stoïck. Notre bungalow (le 4) est le plus beau. Il est tout de bois avec sa toiture en paille. Ses deux terrasses superposées lui donne une allure hors du commun. Le matin, les premières lumières du soleil, percent le bardage de bois et nous réveillent délicatement. Nous sommes les pieds dans l’eau et bien décidé à y rester. Anakao est un village de pêcheur. Quelques hôtels s’étendent au nord du village, dispersant dans de petites dunettes des bungalows au prix « vazhas ». Nous sommes pour notre part dans le seul hôtel au Sud du village, au calme et seul. Les vezos, pêcheurs de père en fils, prennent la mer d’assaut dès le levé du soleil. Sur leur pirogues ou leurs boutres à voile, ils bravent la mer. Ils reviendront les filets chargés, vers midi avec la marée et le vent du sud, pour repartir fin d’après midi. Certains pêchent la nuit, les éponges de mer. Pêche interdite mais motivée par de fortes sommes versées par « les chinois ». Les femmes, quant à elle, attendent, le chaudron sur le feu. Les gamins, courent nus ou presque, sur la plage, attrapent les crabes et les vazhas. Mais une chose est sûre, tout le monde chie sur la plage, le cul tourné vers la mer. Ici, le soleil et les marées dictent la vie. Nous nous réveillons à 6h30 et allons nous coucher à 21h00. Nous avons fait nos premières respirations sous l’eau, le long de la barrière de corail qui s’étend à moins d’un kilomètre du littoral. Sensation incroyable, nous nous sommes rapidement senti à l’aise et avons pu apprécier pleinement. Hélas, la mer n’était, parait-il, pas au mieux de sa transparence. C’est à bord d’une pirogue à voile, que nous nous sommes rendu sur l’île de Nosy Ve. Petite île désolée où vit une espèce endémique d’oiseau, ressemblant en fait à de grosses mouettes (banal, quoi !), les « pailles-en-queue » (no comment…). Enfin, nous avons consacré une bonne part de notre énergie à tenter de mettre sur pied un périple dans le sud. Alors, merci Yannick mais malgré ta super réduction sur ton offre de base (2.27€ de réduction), nous ne partirons pas en 4x4. N’ayant trouvé personne pour se joindre à nous afin de réduire un tant soit peu le prix exorbitant. Alors, merci Cop et Frito (collecteurs de langoustes), qui veulent bien nous charger dans leur pick up mais SUR les glacières qui sont dans le bac. Heu, pendant plus de 5h sur une piste de M……, non merci. Alors merci, les piroguiers, mais on tient à notre vie. Et puis merci la pluie, qui oblige un détour de 10h de piste de M….. Le sud, ça sera pour une autre fois. Nous quittons Anakao, un peu bronzés, reposés, déçus pour le sud mais avides de redécouvrir tout ce que nous avions du laisser en descendant. |